200 000 $ à gagner pour une vidéo de quelques minutes. Ça ne vaut pas le coup.
Mieux vaut écrire sa newsletter hebdomadaire. Démonstration.
Salut 👋 ici Antoine.
Contexte: Pavel Durov, patron-fondateur de la messagerie Telegram a lancé un concours: 200 000 $ à se partager pour les personnes qui créent une vidéo reprenant son plaidoyer pour la liberté sur internet, à condition de dépasser les 10 000 vues.
Comprendre la réalité derrière ce genre d’évènement, c’est être capable d’avoir la stratégie gagnante pour son propre business (sur internet ou non)
(Vraiment j’ai failli tomber dans le piège.)
Atteindre 10 000 vues sur Youtube Shorts ou Tiktok, en surfant sur l’actualité du patron d’un réseau de plus d’ 1 000 000 000 utilisateurs mensuels, c’est faisable quand on sait faire des vidéos (c’est mon cas).
Argent facile ? Non. Une newsletter est une stratégie beaucoup plus efficace.
Voici pourquoi.
Attention, je vais être obligé d’être un peu long. (Je vais tout faire pour rendre ça facile à suivre)
Mais il y a une opportunité historique à coté de laquelle il est dommage de passer, et qu’il faut comprendre.
Et si vous postez sur LinkedIn sans succès vous allez comprendre pourquoi et comment y remédier.
Internet post-IA: la recomposition
L’apparition de l’IA a bouleversé internet. Depuis le début 2026, la situation est la suivante:
La croissance de la création de contenu dépasse de très loin la croissance de la consommation de contenu.
La conséquence est une dilution de tout ce qui est produit sur internet et une concurrence d’une intensité folle.Une masse de contenus générés par IA détruit la confiance des utilisateurs.
(c’est une illustration. Pas une étude :-) )
Même les plus gros créateurs-marketeurs sont dépassés par la concurrence massive générée par l’IA.
Alex Hormozi, LA référence américaine de la vente et de l’infopreneuriat (l’entrepreneuriat centré sur internet) a créé une nouvelle chaîne sur Youtube. Ses vidéos font parfois quelques centaines de vues seulement.
C’est à peu près comme si le Président de la République n’obtenait que le créneau 1h-3h du matin à la TV pour faire une allocution.
(en cherchant la chaîne secondaire d’Hormozi sur Youtube pour illustrer ses vidéos avec 300 vues, je ne la trouve même pas ! Si vous ne connaissez pas Hormozi, dites vous seulement que le type est un genre de demi-dieu de l’économie d’internet)
L’enjeu: rétablir la confiance
La notoriété est l’ “avantage déloyal” des gros créateurs de contenu. Et la dilution de leur présence que je viens de décrire est en train de leur faire perdre cet avantage.
Car Théo-Léo, 17 ans peut désormais produire quasiment aussi bien et aussi vite depuis sa chambre qu’Alex Hormozi . Et l’IA enseigne à Théo-Léo toutes les méthodes qu’Alex a diffusé sur internet depuis des années.
Théo-Léo n’a pas les coûts de fonctionnement des sociétés d’Alex. S’il fait 250 vues sur sa vidéo il est déjà content. Alex lui doit faire des millions.
Or, la notoriété est l’argument n°1 de la confiance pour ces business-man. c’est le “vu à la TV” d’aujourd’hui.
Pas question pour eux de perdre ça. Pas question de se faire concurrencer par Théo-Léo.
Cette dilution, qui n’est en soit favorable ni à Alex, ni à Théo-Léo se constate sur toutes les plateformes historiques.
Au niveau professionnel, vous l’avez surement expérimenté sur LinkedIn.
Les deux stratégies
La stratégie des insiders: le “cliping” (c’est pas pour vous)
Les insiders, ce sont ceux qui sont sur la place depuis un moment sur internet, qui ont grossi à une époque où ils étaient des précurseurs et qui tirent des dizaines voire des centaines de millions d’€ de leur position dominante.
Pavel Durov (le concours à 200 000 $, tout ça) fait partie de ces “insiders”.
(Pavel Durov. J’aime énormément Telegram notamment parce qu’il n’y a pas d’algorithme. Mais là, il nous prend pour des lapins de 6 semaines)
Ils ne parviennent plus à atteindre une audience suffisante simplement en créant du contenu.
Alors ils ont inventé le “cliping”
Le principe: faire du contenu long (type podcast, conférences filmées, etc.) et faire découper en une multitude de contenu courts pour Tiktok, Youtube Shorts, Instagram et Facebook
Les contenus longs sont postés 1 fois par semaine par exemple. Et les contenus courts… plusieurs fois par jour.
Pas très grave que certaines vidéos fassent 200 vues. Certaines feront plusieurs dizaines de milliers de vue.
Mais ça c’est le premier étage de la fusée. Car l’étape suivante c’est de (sous)-payer une armée de “clipeurs” qui créent des comptes eux-même sur les réseaux sociaux et publient des extraits à l’aide de l’IA en espérant ramasser les miettes du gâteau.
Les même extraits de contenus long vont être republiés des dizaines de fois par une multitude de comptes indépendants les uns des autres.
Ces clipeurs sont assez naturellement recrutés chez les Théo-Leo - 17 ans dans leur piaule - qui rêvent de gloire et d’argent.
Clavicular. Vous ne connaissez très certainement pas ce créateur. Vous finirez bien assez tôt par entendre parler de lui, ce n’est pas une gloire pour l‘espèce humaine.
Sachez seulement que dans sa branche c’est le n°1.
Ses contenus clippés sont postés en moyenne entre 80 x et 100 x par jour.
36 500 vidéos par an.
Mais ça ce n’est que le deuxième étage de la fusée.
Le troisième étage consiste à faire clipper ses contenus en ne garantissant même pas d’argent: le concours de Pavel Durov dont j’ai parlé au tout début.
(Oui mais vous comprenez c’est pour la liberté d’internet, vous êtes l’armée des bons gars ! c’est pour la liberté !)
Pas d’inquiétude à avoir. La fusée aura d’autres étages à l’avenir. Je suis déjà curieux de ce qu’ils vont inventer.
La stratégie des outsiders (vous, moi, nous)
Que l’on ait un business “physique” ou sur internet, parler à des gens qui ont besoin de ce qu’on vend pour les convaincre de devenir nos clients n’est pas une option. Pas d’entreprise sans relation.
Mais peut-on vraiment lutter avec nos petits bras musclés contre la masse de contenus créés par ce qui est devenue une véritable industrie augmentée par IA ? (les 3650 vidéos par ans de nos concurrents)
Oui.
A condition d’avoir une stratégie adaptée.
Reprenons. Nous cherchons à:
Établir une relation de confiance avec une audience
Ne pas pouvoir être concurrencé par n’importe quel clampin débarqué hier soir, armé de son IA à 21$ par mois
Dit en une seule phrase:
”Établir une relation de confiance solide avec son audience, plus rapidement que le temps nécessaire à être copié”
Donc, il y a deux actions à mettre en place:
Établir une relation de confiance, tout en sachant qu’on ne peut pas l’acquérir par une présence médiatique massive
Ne pas être trop visible pour n’être copié que lorsque l’on aura atteint une position dominante dans sa branche.
Comment faire
Développer une newsletter est un moyen sous-coté permettant d’atteindre ces objectifs.
C’est surtout un moyen accessible à tous. Pas besoin d’être un professionnel du média.
Il faut seulement être un professionnel sérieux de quelque chose: avoir une compétence “dure”.
C’est accessible à tous, mais c’est difficilement copiable ou piratable par la concurrence. Parce que l’audience d’une newsletter n’est pas publique. Et qu’une liste de contact e-mail n’appartient qu’à son propriétaire.
Mais une newsletter seule n’est pas suffisante.
La newsletter doit être le cœur du réacteur, sans être évidement toute l’usine.
Ce qu’il faut faire maintenant
1: Niveau facile: abonnez-vous 😋
2: Niveau intermédiaire: Cliquez sur ce bouton pour m’envoyer un message et me demander un audit offert de votre projet de newsletter
Temps d’écriture: 2h07 sans IA et avec fautes d’orthographes potentielles







Malheureusement (et grâce à toi je crois...) je connais Clavicular!
Je me remets tranquillement dans le bizness, je vais suivre tes conseils avec attention et en effet, je crois que c'est une ère nouvelle d'internet qui me plait bien, un moment où retrouver un peu de sens en revenant à la propriété privée (je peux même pas posséder pour de vrai mes jeux Steam au moins ma liste d'emails de copains elle est à moi!) et un moment où on peut parler à un petit monde sans avoir l'impression de crier dans le vide.