Salut, c’est Antoine ipse👋
Pour la première fois, on a des informations fiables et massives sur l’économie des newsletters* et les stratégies qui en découlent.
C’est super chouette, on va pouvoir répondre aux questions suivantes:
Quel prix d’abonnement ?
Combien d’abonnées se désabonnent chaque mois ?
Quel est le ratio abonné gratuit - abonné payant auquel s’attendre ?
Les Newsletters à abonnement payant ont le vent en poupe
Contrairement à ce qu’on lit parfois, la vente par email et les newsletters payantes ne sont pas mortes. C’est même le contraire:
Croissance des revenus de + 138% en 2026
Le nombre d’abonnements annuels dépasse désormais celui des abonnements mensuels
La part de revenu liée aux abonnements payants est passée de 30% à 85 %
Mais quel prix demander pour un abonnement payant ?
Voici les prix médians par nombre d’abonnés et par périodicité d’abonnement
(Rappel: médian signifie que 50% sont au dessus et 50 % au dessous. Les prix sont en dollars car c’est l’unité de paiement de référence quel que soit le pays d’achat)
Il ressort donc que le prix standard est autour 10 $ le mois et 10x le prix mensuel pour obtenir le prix annuel.
Surprise: le nombre d’abonnés n’a pas d’impact significatif sur les prix des abonnements !
Les prix médians sont très variables selon la thématique (x4)
Les prix sont les plus élevés quand le contenu contient en lui-même un retour sur investissement (ROI) potentiel immédiat:
“Investissement” et “Finance” peuvent donc facturer naturellement environ 4x plus cher.
Le taux de conversion est un facteur encore plus important à prendre en compte
Taux de conversion médian
Le taux de conversion, c’est le nombre d’abonnés payants par rapport au nombre d’abonnés total. Exprimé en %.
Le taux médian de conversion est de 0,62%
Ce qui signifie que sur 1000 abonnés, 6 sont transformés en abonnés payants.
C’est un taux très faible mais qui cache une réalité plus sympathique.
Car cet indicateur devient vraiment instructif si on regarde en détail par thématique.
La thématique à un impact x 3,5 sur le taux de conversion médian
Les thématiques qui convertissent le mieux les abonnés gratuits en abonnés payant sont celles qui font appel au sentiment d’appartenance.
Naturellement le sport est premier loin devant les autres thématiques.
La vrai question est néanmoins: quel est le potentiel maximum de conversion par thématique. Est-il possible de faire mieux que ces chiffres médians ?
Les 10% les meilleurs convertissent jusqu’à 50 x plus !
Le vrai potentiel de conversion se trouve dans le fait de faire parti du top 10% de sa thématique.
Et c’est là que la qualité et la mise en forme du contenu va jouer son vrai rôle. Ainsi que la niche.
Et la bonne nouvelle est qu’il n’y a pas besoin d’être le meilleur des meilleurs des meilleurs.
Il suffit seulement d’être dans les 10% les meilleurs.
A titre de comparaison, sur Youtube seul 3% des chaines sont monétisées, et on estime à seulement 0,25% les chaines qui apportent vraiment un revenu à leur créateur.
Avec une newsletter, il ne faut pas faire parti du top 0,1% mais seulement du top 10%.
La sophistication de marché est bien moindre (= la concurrence).
Et sur Substack, en tant que francophone, la concurrence a toutes les chances d’être encore plus faible.
Mais il y a une métrique que généralement tout le monde cache dans les business sur internet (Que ce soit les entreprises d’IA, de SAAS, … ou de Newsletter !)
Garder les abonnés payants abonnés (la guerre contre le churn)
Le “churn” est le taux de désabonnements. Il s’exprime habituellement en % moyen de désabonnements par mois.
Pour rendre ça plus lisible je te l’ai exprimé en nombre de mois d’abonnement moyen.
Combien de mois en moyenne un abonné payant reste abonné, par thématique ?
Cet indicateur est incroyable. Il peut complètement retourner l’analyse économique des abonnements d’une newsletter.
Par exemple la thématique “Business” avec 2 fois moins de durée d’abonnements a donc une économie globale très proche de la thématique “Voyage”
(dont les prix médians des abonnements sont pourtant deux fois inférieurs)
Quel est le revenu par abonnement que ta newsletter peut atteindre raisonnablement ?
Prends ton secteur d’activité et note:
Par exemple, si tu es dans le secteur “culture” et que tu penses raisonnablement pouvoir atteindre 2000 abonnés tu peux envisager sereinement:
16 700 € par an ($ 19 146)
Un autre indicateur important: la LTV
Un abonné payant te rapportera de son inscription à sa désinscription :
B/12 x A=
142,45 $
On appelle ça la LTV (Life Time Value).
La LTV te permet de calculer entre autre quel budget publicitaire tu peux envisager pour faire grossir ton audience.
(Un calcul vraiment précis de la LTV nécessite d’intégrer d’autres variables comme le pourcentage d’abonnés qui payent au mois et non à l’année, mais t’as compris le principe)
Les 3 leçons à tirer de ces chiffres
Le modèle économie d’une Newsletter se calcule
Ces chiffres ne sont que des premières approches.
A partir de ceux-ci on peut calculer:
Le budget (pub par exemple) que l’on peut mettre pour acquérir de nouveaux lecteur, tout en restant rentable
Quelles sont les indicateurs sur lesquels il est le plus facile d’agir: taux de conversion ? Acquisition de nouveau lecteurs ? Réduction du churn ?
Suivant les secteurs si l’abonnement payant doit être une priorité ou s’il vaut mieux se concentrer sur d’autres sources de revenus (pub, affiliation, développement de ses propres produits)
L’audience n’est pas le facteur clef
La vraie variable est donc la verticale, c’est à dire le secteur thématique de la newsletter qui défini:
Le prix des abonnements
Le taux de conversion atteignable
Le potentiel de développement
Le nombre moyen de mois durant lequel un abonné reste abonné. Et donc combien de nouveaux abonnés payant par mois il faut acquérir pour maintenir le chiffre d’affaire par abonnement
Etc.
Le revenu par abonnement est très insuffisant
Ces chiffres et les calculs qui vont avec nous montrent qu’à moins d’avoir une traction énorme, il faut envisager d’autres sources de revenu.
(J’ai détaillé les autres sources de revenus possibles par catégorie ici)
Deux conseils qui me tiennent à cœur
Croiser les thématiques
Si tu as une thématique pas très “performante”, ne désespère pas.
Ce que tu peux faire, c’est de croiser ta thématique avec une thématique qui fonctionne.
Par exemple, Culture se croise facilement avec Politique, Divertissement, Technologie.
Et à mon sens plus un croisement de thématiques est improbable, plus il a de chance de donner quelque chose de très intéressant !
Développer une newsletter n’est pas uniquement créer du contenu
C’est aussi savoir lire les indicateurs clef, pour atteindre son audience.
Sinon cela revient à conduire une voiture qui n’a pas de tableau de bord (bon courage pour les radars de vitesse !)
Je sais, ça ne te plait surement pas beaucoup.
Mais je voudrais te dire ceci:
Il ne faut pas écrire pour atteindre une audience. Il faut atteindre son audience pour avoir la joie d’écrire, d’être lu et même peut-être d’en vivre
J’ai presque atteint la longueur maximum donc, c’est tout pour aujourd’hui !
*: Rapport Beehiiv sur les newsletters clientes chez eux, représentant 19 millions de dollars de chiffre d’affaire cumulé
✍🏻 Ecrit sans IA et éventuellement avec des fautes d’orthographes.
⏳ Temps d’écriture: XXXXX
A qui transférer ce mail: A XXXXXXXXXX.






